2 août 2017

De la vulgarité ordinaire

Quand les artistes, les stars de la télé-réalité, utilisent des mots comme:"Fais chier", "j'men bat les couilles", "nique ta mère" et " ça claque ta race" ... Quand des députés de la nation, par insoumission, enlèvent leur cravate à l'assemblée, tout cela participe de la vulgarité ordinaire qui envahit des pans entiers de notre société.

Elle est devenue la norme. En dehors d'elle, si vous ne vous ne vous y soumettez pas, vous appartenez à un autre monde. Un monde qui n'existe plus.

Je rêve d'un temps que les plus de vingt ans et plus, ne connaissent pas.  A ma façon , je suis un insoumis. Je  refuse de me soumettre à ce diktat qui veut que la promiscuité soit la norme de toute relation avec autrui. J'aime la distance. Elle permet  à ces dernières (les relations) d'être vérifiées au creuset de la vérité.


La vraie insoumission à notre époque, n'est pas d'enlever une cravate. Non elle est tout le contraire. Être insoumis, c'est de résister à la pensée unique qui domine notre société. Aller à contre-courant. Retrouver des valeurs qui appartiennent à un certain passé: respect, politesse, galanterie, excellence, mérite, grandeur, etc...

Je suis un réactionnaire et j'en suis fier. Je ne me reconnais pas dans le monde dans lequel nous vivons. Je suis un étranger à mon époque, comme si je m'étais perdu dans un siècle que je ne comprends pas.

Lorsque je vois mes contemporains se vautrer dans le mauvais goût et l'indécence, je désespère de mes semblables.

Nous vivons dans l'ère de la médiocrité à tous les étages de la société. Elle commence à l'école, où le respect dû aux professeurs, n'existe plus et si par malheur ceux-ci en demandent à leurs chères têtes blondes, les parents risquent fort de se pointer pour demander des comptes.

Elle continuent dans la vie professionnelle et personnelle et même au plus haut sommet de l'Etat, comme nous avons pu le voir avec les derniers présidents que nos concitoyens se sont donnés.
Entre un Nicolas Sarkozy et son "casse-toi pov'con", un François Hollande qui ressemblait davantage à un représentant de commerce, qu'à un chef d'Etat et notre "Jupiter" actuel qui parce qu'il n'a pas d'autorité naturelle, mord comme un petit chien (cf. L'affaire du Général de Villiers).

Il m'arrive parfois de désirer la fin du genre humain. De toute façon, nous avons perdu notre humanité, alors, que faisons-nous encore sur cette planète ?

Les paléontologues ont nommé notre espèce homo sapiens. Est-elle si sage que cela ? J'en doute fort. Nous nous comportons comme de véritables goujats vis-à-vis de nos semblables et c'est peu dire.

Vulgarité et barbarie font bon ménage. Elles s'étalent partout sous nos yeux.

Vous pourriez me demander quel rapport y a-t-il entre vulgarité et barbarie ?

Chaque jour les médias nous livrent des faits divers plus sordides les uns que les autres. Des actes de barbarie, qui deviennent banals. Un exemple, parmi d'autres. Un adolescent à été mis en examen, après avoir été accusé de viol sur sa propre mère. Les parents battus par leur progéniture, est encore un sujet tabou et pourtant, il existe bien. Voilà, où nous mène une société qui a banni tout respect pour autrui.

Vulgarité, médiocrité et barbarie sont le nouveau triptyque de notre occident en perdition.

Nous pourrions désespérer. A cours terme, j'en suis convaincu, mais un jour lointain, nos descendants, après une crise ( ce mot ne désigne-t-il pas une opportunité ?) qui les mettra à genoux, retrouveront peut-être le chemin de la raison et celui de leur humanité. Je l'espère.

(Promenade à la Belle-Epoque-Image google)

4 commentaires:

  1. Personnellement, je ne me suis jamais sentis à ma place en France, et ce dès mon enfance.
    Pour connaitre un tout petit peu le Japon, ces comportements que vous dénoncez n'existe pas car... dans cette culture, le respect de l'autre, du groupe, prime sur l'individualisme, l'égoïsme !
    Il est évident que j'envisage de quitter la France pour le Japon, quel que soit le prix à payer là-bas...
    Toute cette zizanie française est le résultat de l'individualisme, le "moi, moi, moi" avant le reste...
    ;-)

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    1. Je crois que le "moi" n'est pas une spécificité française. C'est une particularité occidentale.
      Quant au Japon, je ne le connaît pas suffisamment. Sur ce point, je vous crois.

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  2. La vulgarité des mœurs, bien plus pénible que les écarts de langage, est pour moi un travers social qui procède de la barbarie, au sens de négation de la civilisation. Les coups de boutoir de la pensée dominante contre les valeurs de l'Occident produisent une régression de son universalité ; une grande page d'histoire se tourne, celle de la conquête du monde par la science et la générosité, cette fameuse colonisation tant décriée qui rehaussa des millions d'hommes. L'autonomie accordée au tiers-monde verse une grand partie de ses enfants dans une forme de sous-humanité, quelque revanche de néandertal. Une petite partie cherche en revanche à continuer le projet dans les cycles universitaires, il ne faut pas l'ignorer et ne donner la parole qu'aux brutes. Pour revenir à nos Macron, je trouve le président actuel bien moins vulgaire que les deux précédents, le pompon revenant bien sûr à Sarkozy et la Princesse de Clèves. Au moins avons-nous un khâgneux à l'Elysée, par moment assistant de Paul Ricœur.

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    1. Je suis d'accord avec vous sur le premier point que vous évoquez; celui de la vulgarité des mœurs, plus pénible que celui du langage.

      De même en ce qui concerne les valeurs de l'Occident, qui sont dévalorisées par nos élites, j'irais jusqu'à dire honnies, si bien que nous ne donnons plus aux étrangers qui viennent chez nous, l'amour de notre patrie et de son histoire.

      J'ai toujours écris et dit que Macron avait une stature présidentielle plus honorable que ses prédécesseurs. Ce que j'aime moins chez lui, ce sont ses velléités à jouer au petit chef, sans prendre conseil.

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Des mots doux, d'autres un peu moins pourquoi pas . L'essentiel est de demeurer dans la bienséance qui sied aux gens bien élevés. Merci !